La quinzaine des conseils vise à répondre aux questions fréquentes que vous vous posez en cette fin d’année universitaire.

#1 L'harmonisation

On vous promet souvent monts et merveilles, mais l’harmonisation répond à des règles strictes et ne fait pas de miracle. Comme le définit l’extrait du compte rendu du conseil de l’UFR 02 du 12 juillet 2012 :

► Elle permet de réduire les écarts de notation entre les groupes de TD

► L’harmonisation a lieu entre les groupes de TD et pas individuellement

► Elle se fait sur l’ensemble de la promotion (et non par division en L1 et L2)

► L’harmonisation en contrôle continu ou en partiel s’effectue uniquement si la moyenne de votre TD est différente de la moyenne de la promotion de plus ou moins 2 points sur 20.

Il est difficile de vérifier et de constater cette harmonisation, si votre écart de note vous semble beaucoup trop important, n’hésitez pas à vous adresser au secrétariat ou à votre chargé de TD.

#2 L’AJAC

Si vous avez échoué à l’un de vos semestres, l’AJAC vous permet d’accéder à l’année supérieure tout en repassant le semestre non validé.

Par exemple, si vous n’avez pas validé votre deuxième semestre de L1 lors de votre L2, vous le repasserez en plus de votre année de L2.

Lors des examens, vous repasserez les matières non validées, tout en sachant que vous gardez vos crédits.

Cependant ce système est applicable seulement pendant votre licence. 
L’AJAC L3-M1 n’existe pas car la troisième année marquera la fin de votre cursus « licence » et aboutit sur un diplôme, tout comme le M1-M2.

Ce système est perçu comme «danger» ou comme véritable chance en fonction des étudiants et des années d’études. Voici quelques témoignages d’étudiants AJAC qui peuvent vous éclairer d’avantage:

« Je le conseille seulement si on a deux trois matières à rattraper car au delà c’est infaisable ou alors il faut une grande rigueur de travail. Ce n’est pas forcement la solution pour valider car c’est fatiguant et cela demande beaucoup de travail. Je conseille plutôt de redoubler et se concentrer sur son année. C’est un risque à prendre plus qu’une opportunité. » Audrey, AJAC L1-L2 en économie.

 » l’AJAC peut vite devenir un cadeau empoisonné. Une ou deux matières c’est faisable, mais davantage cela peut rapidement devenir difficile à gérer. Cela demande beaucoup d’organisation.
On peut choisir le fait de ne pas devenir AJAC. Il y a des démarches a faire au niveau de l’administration pour seulement redoubler et ne pas passer automatiquement AJAC.  » Sarah, AJAC L1-L2 en économie.

« Être en AJAC L2-L3 est vraiment difficile, surtout si tu as plus de deux matières à passer. La troisième année marque un cap en termes de niveau et d’exigence qu’il est difficile d’affronter avec du retard » Liselotte, actuellement en M1 finance.

«Je dirais que l’Ajac en général c’est bénéfique pour l’etudiant qui a besoin d’avancer pour ne pas être découragé. Mais faut faire attention car cela demande évidement de fournir un effort supplémentaire. Je ne partage pas le même avis que les autres sur la question du nombre de cours possible maximum. Tout est une question d’organisation et de se donner les moyen de réussir (temps et motivation). Concernant l’Ajac L2-L3 : logiquement la difficulté vient de la croissance de difficulté des années de licence. Le point négatif serait que cela consomme beaucoup de temps donc limite les activité autres que les cours. Je trouve qu’il est intéressant de rajouter que lors de mes concours cela m’a jamais pénalisé, même pendant les entretiens. » 
Ulysse, Actuellement en école de commerce, ancien AJAC L2-L3.

#3 Les rattrapages (ou seconde session)

– Elle s’adresse aux étudiants n’ayant pas validé leur année universitaire lors de la première session (les partiels du premier et deuxième semestre)

– Dans ce cas, vous repasserez uniquement les matières sous la moyenne du, ou des, semestre(s) non-validé(s) dans les blocs non validés. Si vous n’avez validé aucun bloc, vous repasserez toutes les matières dont la note est inférieure à 10/20.
Faites donc bien attention aux différents blocs et au système de compensation qui permet de ne pas repasser toutes les matières sous la moyenne.

– La note de rattrapage remplace intégralement la note obtenue en première session. Vos notes de contrôle continu et de partiel seront donc oubliées, c’est une remise à zéro, une « seconde chance » comme on aime les appeler.

– Cette année la semaine de rattrapages a lieu du 15 juin au 7 juillet 2015. Elle est précédée d’une semaine pédagogique (du 8 au 13 juin) où vous pourrez assister à des cours d’amphi avec vos professeurs pour une remise à niveau.

– Attention, la forme des exams de rattrapages peut être différente de celle des partiels. On peut passer d’une forme classique à un QCM par exemple.

Mais attention, aller aux rattrapages est certes la dernière chance, mais le redoublement n’est pas un échec en soi, cela peut même aider certaines personnes à retravailler leur projet et à se poser les bonnes questions !

► Témoignage d’une étudiante lors des sessions de rattrapages :

« Personnellement je ne fais pas la fière quand je vais aux rattrapages parce que tu sais que c’est ta dernière chance sinon tu redoubles… 
Pendant les partiels tu peux te dire « au pire il y a les rattrapages » mais aux rattrapages c’est soit tu les as, soit tu redoubles donc c’est pas très joyeux.
Mais l’autre côté c’est que c’est une ambiance où t’es dans la même galère avec tout le monde donc bon tu as toujours les « mais qu’est ce que tu fais là » avec d’autres. Après niveau motivation, tu as bizarrement plus d’envie à travailler les rattrapages que les partiels normaux. Certes c’est à une période de l’année où les beaux jours reviennent, mais bon, tu es tellement stressé que tu donnes tout »
Sophie, étudiante en L3 économie.

#4 Le passage de Licence à Master

Le passage de Licence à Master est très souvent angoissant. C’est une nouvelle étape dans la vie après l’obtention de son premier diplôme universitaire. On se demande quelles seront les différences et comment les appréhender.

Pour répondre à ces questions, nous avons demandé l’avis de deux étudiants en économie actuellement en Master finance à Paris I, voici leurs réponses :

► « Ce qui a été le plus difficile dans une scolarité, c’est le passage de la L2 à la L3. Le degré d’exigence est élevé par rapport aux années précédentes.

Après, la difficulté du passage de L3 à M1 dépend du degré de motivation mais aussi du Master plus ou moins sélectif que vous choisissez.

– Premier conseil et le plus important : ne pas louper les cours ! Les profs, malgré la semaine en moins de cours dont ils disposent, gardent le même programme. Donc autant vous dire que c’est intense !

– Travailler en groupe est très efficace et permet de se motiver et de s’entraider surtout lorsqu’on a une baisse de régime.

– Il faut absolument travailler régulièrement sinon c’est impossible ! Il est très difficile de réviser et d’avoir compris quand on est dans l’urgence d’un contrôle ou des partiels.

– Dernier conseil, dans l’idéal évitez d’avoir un petit boulot 
Je conseil même d’aller voir les assistantes sociales pour demander une aide d’indépendance. Ce n’est pas évident comme démarche je l’accorde mais il y a des fonds à l’université qui servent à aider les étudiants. »
Liselotte, M1 Finance UFR02 Paris I.

► « Effectivement si le travail personnel n’est pas fait de manière assidue tout au long des 2 semestres on est rapidement largué. Ça devient très vite impossible de rattraper son retard (là ou c’était encore possible, en L2 voir L3). C’est une doctrine qu’on est censé suivre depuis la L1, mais là il faut vraiment la respecter si on veut réussir. D’autant plus qu’on a plusieurs matières fondamentales sans TD (en tout cas en finance), où le seul support sera le cours d’amphi, donc si on va pas en amphi on n’a pas de cours ni de TD pour se constituer une base de révisions.

– On monte encore d’un niveau de difficulté par rapport à la licence, et plus personne ne se fait de cadeaux, on sent que les places en M2 sont très chères.

– Ce qu’on peut ressentir dans le programme de Master c’est aussi qu’on commence à travailler sur des cas plus concrets, des applications que l’on pourrait faire dans les métiers qui s’offrent potentiellement a nous. Donc c’est aussi la période où l’on voit si le parcours qu’on a choisit jusqu’ici nous plait vraiment.

– Sinon point super important c’est de s’intéresser au contenu du programme de son futur Master avant de le choisir uniquement sur son nom/sa réputation. Ça évite les mauvaises surprises.

– Se remettre en question ce n’est pas non plus une mauvaise idée. Avant de choisir un master assez dur, ce n’est pas faire preuve de faiblesse que de se demander « Est ce que je vais y arriver ? » « Est ce que j’ai vraiment les capacités/la motivation pour le faire ? » « Est ce le nom/la réputation du master qui m’attire ou son contenu ? » C’est vraiment une réflexion importante qui peut éviter de nous faire perdre une année.

Pour ce qui est de bosser en groupe je nuancerais ce qu’a dit Lili en rajoutant que ça peut être très efficace mais dans une phase révision, pas d’apprentissage. C’est mieux de connaitre son cours, et ensuite de le re-travailler a plusieurs, plutôt que d’essayer de l’apprendre a plusieurs. Après ça dépend des gens je pense. »
Alexis, M1 Finance URF 02 Paris I.